Nos méthodes

Partir de l’expérience concrète des acteurs et non des dogmes

La collecte d’expériences et de paroles

La collecte des expériences, leur confrontation et leur transformation en principes de gouvernance est d’une importance primordiale. Le travail de collectes d’expériences et de paroles touche des acteurs jusque là exclus des débats comme les paysans, les pêcheurs, les chefs coutumiers, les femmes, les jeunes etc. Les acteurs porteurs d’expériences sont engagés dans des actions au quotidien, produisent des expériences (vécu) porteuses d’un positionnement et d’alternatives par rapport aux défis majeurs qui interpellent l’Afrique quand on sait les transformer en connaissance et tirer les enseignements qu’elles contiennent.

 La valorisation de l’expérience par la capitalisation

Comment aider à ce que l’expérience débouche en connaissance ? Comment l’élaborer et la formuler pour qu’elle devienne un capital au service de tous ? Que faire pour qu’elle puisse être partagée et enrichir théorie et pratique ? C’est ce passage de l’expérience à la connaissance partageable qu’on appelle capitalisation. Les objectifs de la capitalisation sont variés : susciter des connaissances utiles à l’action ; réorienter l’action ; renforcer l’engagement ; susciter la parole ; valoriser l’expérience; etc. Une démarche de capitalisation d’expérience peut aussi permettre le transfert d’acquis de l’individu vers le groupe.

Organiser un aller et retour entre l'expérience et la réflexion

La systématisation des connaissances acquises auprès des acteurs par le recueil d’expérience et d’analyses transversale permet de produire des diagnostics, des propositions qui sont, à nouveau, soumis à la discussion auprès de ces acteurs pour en apprécier la pertinence, les enrichir, les expérimenter et les faire partager. C’est un aller et retour permanent action réflexion action c’est à dire que les connaissances tirées de l’expérience sont confrontées en permanence au verdict de la pratique, de l’expérimentation.

Relier et non cloisonner

En effet, à l’opposé de la tendance permanente au cloisonnement, il faudrait porter une attention sur les relations entre les différentes échelles de gouvernance, entre les problèmes, entre les différents milieux, entre l’innovation locale et les politiques globales, entre la réflexion et l’action, entre l’Afrique et le monde.

Articuler l'unité et la diversité

Le défi méthodologique est de veiller à refléter la diversité des situations, des expériences et des points de vue dans les différents milieux sociaux (les « collèges ») et pas seulement ceux de « l’élite occidentalisée ». Ainsi la réflexion s’ancre sur la diversité territoriale (les pays) et sociale (« les collèges ») et autour de thèmes fédérateurs (groupes d’initiatives) pour dégager les enjeux communs. Une telle démarche permet de dégager des paroles spécifiques à un groupe socio professionnel (collège) et à un autre niveau les préoccupations communes du local au global.